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CFDT UFETAM : Un nouveau plan de santé au travail se profile dans la Fonction Publique !

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Le 15 février 2026

CFDT UFETAM : Un nouveau plan de santé au travail se profile dans la Fonction Publique !

Le premier Plan de santé au travail (2022-2025) aura eu le mérite de placer la santé au travail au cœur du débat public. Mais le constat est clair : faute d’un pilotage solide et d’une animation réelle de la Formation spécialisée (FS4), son efficacité est restée en deçà des attentes. La Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) en reconnaît aujourd’hui les limites et engage la préparation d’un second plan pour 2026-2030. Cette nouvelle étape ne pourra être un simple ajustement : elle doit marquer un tournant.

Réunie sous la présidence de Philippe Charpentier, avec l’ensemble des organisations syndicales – dont la CFDT – la concertation a mis en évidence une exigence partagée : passer des intentions aux actes. Le futur PST2 affiche des ambitions légitimes – renforcement de la prévention, harmonisation des outils, meilleure prise en compte des risques spécifiques – et une volonté de co-construction. Mais ces engagements devront se traduire par des moyens, des responsabilités clairement établies et des résultats mesurables.

Le renforcement des services de médecine de prévention, la clarification des missions des acteurs, la mutualisation des ressources et la diffusion d’une véritable culture de prévention auprès des encadrants ne peuvent plus attendre. De même, l’harmonisation des données, la fiabilisation du DUERP et la mise en place d’outils nationaux de suivi constituent des prérequis pour piloter efficacement la politique de santé au travail.

La spécificité de la fonction publique impose d’aller plus loin. Dans une administration féminisée à 64 %, ignorer les risques spécifiques auxquels sont exposées les femmes – surcharge mentale, pathologies chroniques, cancers liés à certaines conditions de travail – serait une faute politique. La santé mentale, les risques psychosociaux, les violences et incivilités doivent devenir des priorités structurantes, fondées sur l’analyse du travail réel et non sur des déclarations de principe.

La CFDT exige un pilotage renforcé du PST2 par la FS4, des moyens humains et financiers supplémentaires et la fin des inégalités d’accès à la médecine du travail, notamment dans les territoires sous-dotés. Elle appelle à un système national de remontées de données genrées, à des obligations réglementaires réellement contrôlées et, si nécessaire, sanctionnées. Elle rappelle également le rôle déterminant du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) pour prévenir la désinsertion professionnelle et accompagner le maintien en emploi des seniors.

Enfin, la CFDT s’oppose fermement à toute dérive consistant à transférer sur les agents la responsabilité de leur propre prévention. La santé au travail ne se résume pas à des injonctions individuelles à “mieux se comporter”. Elle suppose d’identifier et de supprimer les risques à la source, avant qu’ils ne produisent accidents, maladies professionnelles ou cancers. Le PST 2026-2030 sera jugé à l’aune de cette exigence : garantir, concrètement, la santé et la sécurité de toutes et tous dans la fonction publique.

D’après l’article initialement publié par L’UFFA-CFDT