Nos actualités

Protection sociale complémentaire : pourquoi les agents hospitaliers doivent encore attendre ?

Actualité

Le 16 février 2026

Protection sociale complémentaire : pourquoi les agents hospitaliers doivent encore attendre ?

Depuis des années, votre syndicat CFDT se bat pour que les agent·es de la fonction publique hospitalière bénéficient enfin d’une protection sociale complémentaire digne de ce nom.
Dans le secteur privé, cette avancée est une réalité depuis plus de dix ans : une mutuelle financée à au moins 50 % par l’employeur et un régime de prévoyance pour affronter les accidents de la vie.
Pourquoi ce qui est possible ailleurs ne le serait-il pas pour celles et ceux qui soignent, accompagnent et sauvent des vies ?

La loi de 2021 avait pourtant fixé un cap clair : une mise en place au 1er janvier 2026.
Un engagement attendu, légitime, indispensable.
Mais faute d’anticipation et de volonté politique suffisante, le gouvernement annonce désormais un report à 2027.
Un an de plus.
Un an de trop.

Cette décision est incompréhensible et inacceptable.
Les professionnels hospitaliers sont en première ligne, confrontés à la pénibilité, aux horaires décalés, aux risques physiques et psychiques.
Et pourtant, on leur demande encore d’attendre pour bénéficier d’une protection élémentaire.

Car derrière la protection sociale complémentaire, il y a le pouvoir d’achat.
Il y a la santé.
Il y a la solidarité.
Sans prévoyance solide, un arrêt maladie prolongé peut faire basculer un agent sous le seuil de pauvreté.
Sans mutuelle accessible, certains renoncent à des soins essentiels.

Face à cette injustice, la CFDT agit sur deux fronts.
D’abord, faire respecter la loi en exigeant une compensation immédiate pour les agents déjà couverts par une mutuelle.
Ensuite, accélérer les négociations pour conclure un accord ambitieux en santé et en prévoyance, intégrant de véritables mécanismes de solidarité pour les plus fragiles.

Le retard ne doit pas devenir un renoncement.
2027 doit être une échéance ferme, pas une promesse floue.
Les agents hospitaliers méritent mieux que des reports successifs : ils méritent la sécurité, la reconnaissance et la dignité.
La mobilisation continue, parce que la justice sociale ne peut pas attendre!