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URGENT : À REMIREMONT, L’HÔPITAL EN GRÈVE POUR NE PLUS SOUFFRIR EN SILENCE

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Le 24 février 2026

URGENT : À REMIREMONT, L’HÔPITAL EN GRÈVE POUR NE PLUS SOUFFRIR EN SILENCE

Depuis le 23 février à minuit, le Centre hospitalier de Remiremont est entré en grève illimitée à l’appel de la CFDT, soutenue massivement par le personnel paramédical, en première ligne depuis trop longtemps. Ce mouvement n’est pas un simple cri de colère : c’est un appel à la dignité, un refus net de laisser le service public hospitalier s’effondrer sous le poids de l’indifférence.

Les soignants réclament des conditions de travail sûres, claires, humaines. Ils exigent le droit élémentaire d’exercer leur métier dans un cadre professionnel garantissant la sécurité des patients. Mais comment assurer cette mission quand, depuis 785 jours, les urgences de Remiremont ferment chaque nuit ? Deux années consécutives durant lesquelles la population du massif sud vosgien se retrouve abandonnée, contrainte de parcourir des kilomètres en pleine nuit pour recevoir des soins vitaux.

Face à ce déclin dramatique de l’accès aux soins sur notre territoire et à l’aggravation continue des conditions de travail dans nos établissements, la CFDT HMV tient à exprimer son soutien plein et entier aux collègues, confrères et militants CFDT de l’hôpital de Remiremont. Leur lutte est juste, nécessaire et emblématique de la crise que traverse tout le service public hospitalier.

Ademat-H, association d’usagers engagée, l’affirme elle aussi avec force : elle soutient sans réserve les personnels hospitaliers qui tiennent l’hôpital debout. Ces soignants ne défendent pas un privilège, mais notre droit collectif à des soins accessibles, continus et de qualité. L’association dénonce en outre les inégalités de traitement entre la médecine libérale et l’hôpital public, et réclame enfin la fin des distorsions de concurrence qui fragilisent les services d’urgence ruraux.

Face au silence assourdissant de l’État, du préfet et de l’ARS – pourtant saisis depuis décembre 2025 – les personnels et les usagers appellent les élus à sortir de leur réserve. Quelques parlementaires, comme Jean Hingray et Christophe Naegelen, ont répondu présent. Mais trop d’autres détournent encore le regard pendant que le service public s’asphyxie.

Ademat-H renouvelle un appel à un plan concret, daté et financé, pour rouvrir les urgences 24h/24 et 365 jours par an. Il n’y aura pas de répit tant que cette exigence ne sera pas satisfaite. Le temps des promesses est terminé : c’est celui des actes.

Soignants, usagers, citoyens, élus : unissons nos voix !  

Parce qu’un hôpital vivant, ouvert et solidaire n’est pas une option — c’est un droit.