Nos actualités
Actualité
Le 27 février 2026
400 millions d’économies sur les hôpitaux : pour la CFDT HMV, c’est un nouveau coup porté au service public
400 millions d’économies sur les hôpitaux : pour la CFDT HMV, c’est un nouveau coup porté au service public
La semaine dernière, le gouvernement a annoncé vouloir réaliser 400 millions d’euros d’économies sur les hôpitaux en 2026, en augmentant plusieurs forfaits payés par les patients ou leurs mutuelles. Une mesure présentée comme « technique », mais qui, pour la CFDT HMV, représente un nouveau désengagement de l’État au moment même où notre établissement est déjà en grande difficulté.
Car derrière les mots, la réalité est simple :
➡️ Le forfait journalier hospitalier va augmenter
➡️ Le passage aux urgences sans hospitalisation coûtera plus cher
➡️ Les mutuelles répercuteront ces hausses sur les cotisations
➡️ Et les hôpitaux, eux, n’auront pas un euro de plus pour fonctionner
Autrement dit, l’État fait des économies… sur le dos des patients et des établissements publics.
Un hôpital déjà fragilisé, encore plus sous pressionÀ HMV, nous savons ce que signifie fonctionner avec des moyens insuffisants :
postes vacants,
difficultés de recrutement,
matériel vieillissant,
services sous tension permanente,
agents épuisés.
Dans ce contexte, geler les financements hospitaliers tout en augmentant les charges pour les usagers, c’est aggraver une situation déjà critique. C’est demander à des équipes à bout de souffle de « faire mieux avec moins », encore et toujours.
Un risque accru de renoncement aux soinsEn augmentant les forfaits, le gouvernement crée un risque réel :
➡️ des patients renonceront à se faire soigner,
➡️ les plus fragiles seront les plus touchés,
➡️ les urgences deviendront encore plus le dernier recours,
➡️ et les mutuelles augmenteront leurs tarifs, pénalisant les familles, les retraités, les agents hospitaliers eux‑mêmes.
Pour la CFDT HMV, c’est inacceptable. Le service public hospitalier doit rester accessible, lisible et protecteur, pas un labyrinthe de coûts supplémentaires.
Un signal politique inquiétantAlors que les hôpitaux publics alertent depuis des années sur leur situation financière, l’État choisit de réduire encore son engagement.
Alors que les agents réclament des moyens, on leur répond par des économies.
Alors que notre territoire a besoin d’un hôpital fort, on fragilise encore sa capacité à remplir ses missions.
La CFDT HMV le dit clairement :
Nous refusons que l’hôpital public devienne la variable d’ajustement budgétaire de la Sécurité sociale.
Nous exigeons :
un plan de soutien réel pour les hôpitaux en difficulté,
une revalorisation des tarifs hospitaliers,
des engagements fermes sur les effectifs,
et une politique de santé qui protège les usagers, pas qui les met à contribution.