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Le 29 mars 2026
Droits des agents en danger : la CFDT exige le retrait du projet
La réforme du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique suscite une vive opposition des organisations syndicales, parmi lesquelles la CFDT se distingue par une position à la fois ferme et fidèle à ses valeurs fondamentales. Engagée de longue date pour la défense des droits des agents publics, la CFDT considère ce dispositif comme essentiel pour concilier santé et maintien dans l’emploi.
Mis en place et amélioré en 2021, le temps partiel thérapeutique permet aux agents fragilisés par la maladie de reprendre progressivement leur activité. Pour la CFDT, il s’agit d’un levier indispensable de prévention des ruptures professionnelles, mais aussi d’un outil concret de justice sociale, notamment pour les femmes, largement représentées dans les métiers les plus exposés.
Face au projet de réforme envisagé par le gouvernement, la CFDT exprime de fortes inquiétudes. Les mesures proposées, telles que l’instauration d’un délai maximal de 30 jours pour accorder ce temps partiel ou la mise en place d’un entretien préalable obligatoire, sont perçues comme des freins potentiels à l’accès au dispositif. Le syndicat y voit un risque accru de pressions sur les agents, en contradiction avec les principes de confiance et de dialogue social qu’il défend.
La CFDT dénonce également les conséquences possibles sur les droits des agents, notamment en matière de reconstitution des droits et de congés de longue maladie. Une telle évolution pourrait fragiliser davantage des personnels déjà vulnérables, ce qui va à l’encontre de l’exigence d’équité portée par le syndicat.
Fidèle à ses valeurs de solidarité, d’égalité et de progrès social, la CFDT insiste sur la nécessité d’un véritable dialogue social, fondé sur des analyses sérieuses et partagées. Elle refuse toute réforme qui se traduirait par un recul des droits en matière de santé au travail.
Dans ce contexte, la CFDT appelle à la responsabilité des pouvoirs publics et demande le retrait du projet en l’état. Elle réaffirme son engagement pour une fonction publique plus protectrice, où la santé des agents est une priorité et non une variable d’ajustement.