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12 mai : infirmières et infirmiers, un métier indispensable qui mérite enfin la reconnaissance

Événement

Le 12 mai 2026

12 mai : infirmières et infirmiers, un métier indispensable qui mérite enfin la reconnaissance

Chaque 12 mai, la Journée internationale des infirmières met à l’honneur celles et ceux qui accompagnent, soignent, rassurent et sauvent des vies au quotidien. Cette date n’a pas été choisie au hasard : elle correspond à la naissance de Florence Nightingale, figure emblématique de la profession infirmière moderne.

Être infirmière ou infirmier, ce n’est pas simplement exercer un métier. C’est choisir une profession profondément humaine, faite d’engagement, de technicité, d’écoute et de présence auprès des patients et de leurs proches, souvent dans les moments les plus difficiles de leur vie.

Un métier qui a profondément évolué

Depuis les années 1970, le métier infirmier a connu des transformations majeures. Les soins se sont spécialisés, les compétences se sont élargies, les technologies médicales se sont développées et les responsabilités se sont accrues.

L’infirmière d’aujourd’hui n’est plus seulement exécutante de prescriptions médicales : elle est devenue une professionnelle autonome, au cœur du parcours de soins, capable d’évaluer des situations complexes, d’assurer une coordination essentielle entre les différents acteurs de santé et de prendre des décisions rapides dans des contextes parfois critiques.

Les infirmières et infirmiers interviennent désormais partout :

  • à l’hôpital,

  • en EHPAD,

  • à domicile,

  • en psychiatrie,

  • en entreprise,

  • à l’école,

  • dans les services d’urgence,

  • dans les structures médico-sociales.

La crise sanitaire liée au Covid-19 a rappelé à toute la société leur rôle indispensable. Durant cette période, les soignants ont tenu le système de santé à bout de bras, souvent au prix d’un épuisement physique et psychologique considérable.

Pourtant, depuis 1975… les mêmes alertes demeurent

Malgré cette évolution du métier et cette reconnaissance ponctuelle de l’opinion publique, les revendications des soignants restent, elles, étonnamment constantes depuis des décennies.

Déjà dans les années 1970 et 1980, les infirmières dénonçaient :

  • le manque d’effectifs,

  • les horaires éprouvants,

  • les salaires insuffisants,

  • le manque de reconnaissance,

  • la dégradation des conditions de travail.

Près de cinquante ans plus tard, ces constats résonnent encore avec une actualité frappante.

Aujourd’hui, de nombreux professionnels quittent l’hôpital ou changent de métier, épuisés par :

  • la surcharge de travail,

  • le manque de temps auprès des patients,

  • les rappels sur repos,

  • les difficultés de remplacement,

  • la pression administrative,

  • la perte de sens.

Les conséquences sont lourdes : absentéisme, burn-out, difficultés de recrutement et tensions permanentes dans les services.

Reconnaître les soignants autrement que par des applaudissements

La reconnaissance ne peut pas se limiter à des discours ou à des hommages annuels. Elle doit se traduire concrètement :

  • par de meilleures rémunérations,

  • par des effectifs suffisants,

  • par des conditions de travail dignes,

  • par une réelle écoute des équipes,

  • par une meilleure qualité de vie au travail,

  • par des perspectives d’évolution et de formation.

Prendre soin des soignants, c’est aussi prendre soin des patients.

Car derrière chaque blouse, il y a des femmes et des hommes engagés, qui continuent malgré les difficultés à exercer leur métier avec professionnalisme, humanité et dévouement.

La CFDT engagée aux côtés des professionnels

La CFDT continue de porter les revendications des infirmières, infirmiers et de l’ensemble des personnels soignants :

  • amélioration des conditions de travail,

  • reconnaissance des compétences,

  • défense du service public de santé,

  • attractivité des métiers du soin,

  • équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

En cette Journée internationale des infirmières, il est essentiel de rappeler une évidence : notre système de santé ne peut fonctionner sans ses soignants.

Et reconnaître leur valeur ne doit plus être une promesse, mais une priorité durable.