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Le 29 juillet 2026
Canicule à Foucharupt : combien de vagues de chaleur faudra‑t‑il encore pour être entendus ?
À l’EHPAD de Foucharupt, une quatrième vague de chaleur débute aujourd’hui. Une nouvelle fois, les agents doivent affronter des températures élevées dans des conditions de travail qui demeurent préoccupantes. Alors que la canicule est désormais reconnue comme un risque professionnel et qu’elle doit être intégrée au DUERP, les engagements pris par la Direction tardent à se traduire en mesures concrètes sur le terrain.
Depuis plusieurs mois, la CFDT alerte sur la situation. Le sujet a été porté en F3SCT, en CSE, et même lors de deux F3SCT extraordinaires spécifiquement consacrées à la problématique de la chaleur. À chaque fois, des annonces ont été faites, des intentions affichées, des promesses formulées. Pourtant, les climatiseurs et ventilateurs promis ne sont toujours pas opérationnels dans les unités, laissant les équipes dans une situation d’inconfort et de risque.
Un risque professionnel avéré
La chaleur excessive n’est pas un simple désagrément. Elle constitue un risque réel pour la santé et la sécurité des agents. Elle augmente la fatigue, favorise la déshydratation, altère la vigilance et peut provoquer des malaises ou des accidents. L’employeur a l’obligation de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses salariés, comme le rappelle le cadre réglementaire lié à la prévention des risques professionnels.
Des conséquences directes sur les résidents
Au-delà des conditions de travail des agents, la situation interroge également la qualité de la prise en soin. Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables lors des épisodes de fortes chaleurs. Une température excessive dans les chambres ou les espaces communs peut entraîner des complications graves. La chaleur peut aussi compromettre la bonne conservation de certains médicaments sensibles, nécessitant des conditions de stockage strictes.
Des engagements qui doivent enfin se traduire en actes
La CFDT rappelle que la prévention ne peut se limiter à des déclarations d’intention. Les agents ont besoin de moyens concrets : équipements de rafraîchissement, organisation adaptée, suivi des températures, dispositifs de protection. Alors que cette quatrième vague de chaleur commence, il est urgent que les engagements pris soient suivis d’effets tangibles.
À Foucharupt, et dans l'ensemble des EHPAD des HMV, les professionnels comme les résidents méritent mieux que des promesses. Ils attendent des décisions, des équipements et des actions immédiates. La santé et la sécurité ne peuvent pas attendre la prochaine vague de chaleur.